Esthétiques du chaos

Nous faisons comme si le néant préexistait à l’être, le  désordre  à l’ordre, le possible à l’impossible.

 En thermodynamique comme en art, L’évolution d’un système loin de l’équilibre peut faire surgir des phénomènes complètement chaotiques, des structures organisées  imprédictibles. Autrement dit, la construction d’une toile commence toujours par l’encollage de différents fragments selon une configuration hasardeuse assumée. Le Visage s’empare alors de cette matière, y glisse un méplat, une arcade, un nez….A ce bouillonnement primitif  s’ajoute des tentatives de destruction  et de reconstruction de ce qui a été bâti, tracé, fragmenté.

 Ainsi donc tracer un plan sur le chaos  y trouver son chemin devient un acte performatif.

L’apprivoiser  , c’est accepter l’entropie,  en tant que  sommes des possibles,  multitude de configurations quite parfois à risquer la confusion. C’est parvenir à l’équilibre, à l’aube nécessaire à un nouvel ordre, à la rencontre espérée,  souhaitée de l’ordinaire et de l’extraordinaire. C’est revendiquer l’imperfection comme une approche de soi.

« Je vous le dis, il faut porter en soi un chaos pour  pouvoir mettre au monde une étoile dansante » Ainsi parlait Zaratoustra, Nietzsche

Etat d’urgence, 100X100

Sur la route, 40X40

Entre-deux verres

Et s’éloigner la côte, 60×80 , entre-deux-verre
Plaidoiries, 60 x 80, entre-deux-verre
Eluder les cicatrices, 55×60, entre-deux-verre
Economie circulaire 2, 60X60, Entre-deux-verre